Passionné d'aventures en montagne depuis mon plus jeune âge, je vous propose de découvrir ce site internet dédié à mes périples en altitude. Vous y trouverez les récits, photos, et vidéos de toutes les ascensions que j'ai réalisées à ce jour dans le monde entier.
Dernières ascensions...
"Grimpez si vous le voulez, mais n'oubliez jamais que le courage et la force ne sont rien sans prudence, et qu'un seul moment de négligence peut détruire une vie entière de bonheur. N'agissez jamais à la hâte, prenez garde au moindre pas. Et dès le début, pensez que ce pourrait être la fin"
C'est l'histoire d'un néo-quarantenaire qui se croit encore dans ses plus folles années. L'histoire d'une simple randonnée à laquelle j'ai voulu ajouter de multiples détours, sans mesurer l'ampleur du projet. Et pourtant je suis allé jusqu'au bout, par acharnement : 13 heures de marche forcée, 15 sommets gravis, et 3000 mètres de dénivelé ! Beaucoup trop pour une première sortie, à l'aube d'une grande semaine pyrénéenne. Tout démarre à Aydius, un petit village niché dans un recoin de la vallée d'Aspe. Le parking est restreint afin de limiter l'accès au lac du Montagnon, ce lac "en forme de cœur" devenu célèbre, les rando-influenceurs en ayant fait le spot à la mode.
La Pala de Ip est une montagne imposante qui s’élève dans la vallée aragonaise de Canfranc. Elle se situe dans le voisinage de la Peña Collarada, avec qui elle compose le cirque de Ip dans lequel est niché un somptueux lac aux eaux turquoises. Un site remarquable que je découvrirai à la descente, préférant débuter ma randonnée sur l'autre versant, au coll de Ladrones. Depuis ce parking isolé, et dans une fraîcheur matinale très appréciable, je remonte tranquillement le vallon d’Izas, pendant une heure environ, alors qu’au loin mon objectif se dévoile progressivement. De toute évidence, le chemin va être long !
Etant bien émoussé par les randonnées interminables des deux jours précédents, j’aurais amplement mérité une journée de repos. Mais puisque je suis là, dans cette charmante vallée aragonaise d'Hecho, et que le ciel est bleu, je ne peux m’empêcher de repartir vers les hauteurs. Mon regard se porte alors à l’ouest sur la méconnue Peña Forca, point culminant de la sierra de los Alanos. Départ du camping Selva de Oza, où j’ai passé une nuit confortable (j’en avais grand besoin !). Le sentier pénètre dans un bois et s’enfonce dans le barranco d’Estribiella, un joli vallon suspendu qui va me permettre d'approcher mon objectif.
Je me réveille avec une vive douleur au talon, conséquence de l’enchaînement de 3 randonnées intensives. Pouvant à peine poser le pied par terre, je me dis que cette journée sera celle du repos forcé. Et puis miraculeusement, à mesure que passe la matinée, la douleur s’estompe, si bien que je décide de partir en rando. Certes en serrant un peu les dents, mais la passion l’emporte ! Je me tourne vers la vedette locale : le Castillo de Acher ! Une petite célébrité à l’échelle pyrénéenne, de par sa forme de château-fort, mais aussi grâce à ses pentes multicolores qui donnent au randonneur l’impression d’évoluer sur une autre planète.
Lorsqu’on voyage dans la province aragonaise de Huesca il est impossible de manquer la Peña de Oroel, un fier promontoire rocheux qui s’élève au sud de la ville de Jaca, dans la comarque de Jacétanie. Sa situation bien au sud de la chaîne principale des Pyrénées lui offre, outre un ensoleillement quasi garanti, un panorama immense allant du Pays Basque à l’Aneto. Qui plus est son ascension est facile, avec un dénivelé très raisonnable, ce qui m’arrange bien aujourd’hui. Le départ a lieu au parador de Oroel, sur le versant nord de la montagne. Depuis le parking on devine la grande croix sommitale, dressée au-dessus des parois.